40 ans de plongée sous-marine Fin 1969, ça faisait 4 ans que
j’étais aux Houillères du Bassin de Lorraine, au bureau, je participais toutes tiercé en donnant 3 francs aux
« Anciens » habitués de la chose et qui s’occupaient de tout. Entre Noël et nouvel An 1969,
j’exprimais l’envie de faire un tiercé personnel, je me fais expliquer la
procédure, puis je remplis un ticket avec ma date de naissance modifiée car
il n’y avait que 18 partants donc le
21/05/47 devient 3 (2+1), 5, 11 (4+7). Le dimanche suivant ces 3 numéros
arrivent dans l’ordre et me rapportent la coquette somme d’environ 6000 frs soit à peu
près 5 mois de salaire et ce qui me faisait rêver depuis que j’avais vu en 1957 « Le
Monde du silence », la plongée sous-marine, allait pouvoir
se réaliser. Courant janvier 1970, je passe
commande au magasin « Munder Sport » de Sarreguemines de tout le nécessaire à cette
activité soit : -
1 combinaison 5 mm, 2 pièces -
1 paire de palmes -
1 masque et 1 tuba -
1 détendeur Royal Mistral
(la Rolls de l’époque) -
1 bi-bouteille 2x9 litres à
176 bar -
1 ceinture de lest avec 6 kg
de plombs -
1 poignard de plongée -
1 profondimètre à membrane (modèle
utilisé par la Marine Nationale) -
Plus tard viendront se
rajouter des gants, des chaussons, et un compas (modèle sphère de la MN) -
Et encore un peu plus tard,
une Fenzy. Tout ce matériel d’une valeur de
2700 frs me sera livré quelques semaines plus tard, ne disposant pas de plan d’eau à
proximité, mes premiers essais se feront en baignoire ???????? Restait un gros problème à
résoudre, je ne savais pas plonger et l’organisme le plus près se situait à
Metz qu’à cela ne tienne, je me trouve
un petit opuscule « Marabout Flash », « Plongée
sous-marine » qui expliquait assez clairement la
procédure d’apprentissage. Plus tard vers avril/mai, en
suivant les conseils du Marabout Flash, je fais mes premiers pas dans l’étang de Hambach et je
m’apprends, seul, à palmer, piquer en canard, vider un masque, respirer
décapeler, enfin le b. a. BA de
la plongée, et dans le même temps mon épouse nous réserve 2 semaines de vacances à
Préfailles en Loire Atlantique. Je me fais également fabriquer
par un atelier des houillères, un caisson en rhodoïd soudé avec une valve pour le gonfler, ceci
pour un appareil photo « Instamatic Kodak », avec un gant Mapa pour les commandes, le tout rendu
étanche par un bourrelet en pâte à modeler. Essai du
caisson avec 1ère photo en baignoire ci contre => Le gonflage du Bi se faisait au poste
central de secours des Houillères, mais alors qu’il ne restait plus que quelques semaines avant de
partir en vacances, l’une des 2 bouteilles de mon Bi, fuyait au niveau du col, il s’avéra qu’il
avait une fissure, contact avec Munder Sport qui me renvoie vers
Juin 1970, Préfailles, j’effectue
mes premières plongées en mer, toujours seul, évidemment, ainsi que mes premières
« mauvaises » expériences, je n’avais pas pensé qu’un courant
pouvait me déporter de plus d’un
kilomètre du lieu de départ, je n’avais pas non plus idée de la force d’un crabe avec sa pince, que la
pression remplirait l’intégralité du caisson photo avec le gant passé 5 mètres, ce qui ne m’empêcha
pas de prendre mes premières diapos.
La première diapo ci contre => Fin Aout 1970, le journal local
« le Républicain Lorrain » annonce la création à St Avold, d’un club de plongée sous-marine,
c’était nettement moins loin que Metz, ainsi, je me présentais à la première réunion début
septembre. Lors de cette réunion, questions
d’usage des dirigeants aux candidats présents : -
« Qui a déjà
plongé ? » J’ai levé la main puisque j’avais
déjà plongé, on me demande alors si j’ai du matériel, -
« Oui, j’ai du
matériel » - « bon et bien tu le mets à la disposition du club et tu fais partie de l’encadrement » Et pendant un an, bien que ne
sachant pas vraiment plonger, j’ai bénéficié de la gratuité du club mais sans licence, ça ne
devait pas être important à l’époque surtout qu’ils ont du acheter un culot pour le Bi, ça
craignait un peu pour le carrelage sans le culot. 1971 j’achète un livre « La
Plongée » de Guy Poulet et Robert Baraincou, ça sera ma bible pour les années qui ont suivi et
tout ce que j’ai pu apprendre sortait en grande majorité de ce bouquin et c’est grâce à lui
que j’ai pu commencer à enseigner la plongée. 1972, le club me délivre un Brevet
Elementaire, c’est quand même le minimum pour enseigner. 1973, je passe avec quelques
autres le brevet de 1er Echelon à Esch sur Sure au Luxembourg. 1975, une vague de rébellion
souffle au sein du club, quelques membres influents (la principale de ces personne était le chef
direct en entreprise du président) veulent faire sauter le président Michel Simon, que je tenais alors
en grande estime et je réunis tous les membres de la région de Forbach pour leur faire front
à l’assemblée générale, mais l’adversité qui a décidé unilatéralement que les membres
qui n’avaient pas payé la cotisation pour la saison à venir n’avaient pas droit de vote, ce
qui explique depuis cette coutume à St-A d’être à jour de la cotisation pour la saison à venir
pour avoir le droit de vote lors des assemblées générales alors que partout ailleurs (du moins
pour les nombreuses autres associations que j’ai pu voir) il suffit d’être à jour de ses
cotisations pour la saison écoulée et ceci provoquera le départ des Forbachois. 1976, je réunis quelques amis
plongeurs ainsi que les papiers nécessaires et je crée un club à Forbach, il n’y avait alors pas
encore de piscine. Il s’appellera le Sub Aquatic Club de Forbach. Les entrainements futurs se
feront le lundi à la piscine de St Avold, le club de St-A nous ayant rétrocédé ce jour moyennant
finances. Ci-dessous les premiers membres
du nouveau club et la parution au journal officiel.
Pour ceux qui connaissent, les
Rididis ont paru au journal officiel juste à coté du SACF. Cette même année je me présente
en candidat libre à la session 2ème Echelon de Gérardmer, de laquelle je m’enfuis juste
avant la dernière épreuve, suite à une très mauvaise organisation et à la sécurité qui laissait
très très fortement à désirer. (ceci aura une grande importance
pour moi par la suite) 1977, je passe les « permis
de conduire bateau » mer et rivière. 1978, au cours d’un stage de 3
semaines à Golfe Juan, je passe le Brevet de 2ème Echelon. Cette même année, lors d’une
assemblée générale de la région Est, un groupe de moniteurs monte une fronde contre le
président et le secrétaire en cherchant tout les prétextes possibles pour les virer et me
demandent de témoigner du très mauvais déroulement de la session de 2ème
Echelon de Gérardmer 2 ans plus tôt, organisée à l’époque par ces 2 personnes, ce que je fais
sans arrière pensée mais j’apprendrai plus tard que j’aurais mieux fait de la fermer. 1979, sur l’insistance de Guy
Occipinti, moniteur alors en stage d’instructeur régional, je me prépare au Monitorat avec moult
cours dans toute la région, encadrements multiples jusqu’à Longemer, Gérardmer,
Nancy, Metz, Amnéville, etc. Cette même année, je participe à
la création du CD57 avec Guy et bien d’autres. 1980, je passe l’examen de Moniteur,
session régionale de La Wantzenau, présidée par Lucien Ciesielski et George
Parquier, les 2 olibrius mis en cause 2 ans auparavant à cette fameuse assemblée générale ou ils
avaient été renversés, et ce qui devait arriver, arriva, ils m’on réglé mon compte malgré
les réclamations et contestations de Guy qui avait assisté à plusieurs de mes épreuves. Dégouté de ce comportement, je
délaisse la plongée pendant un an ainsi que le club que j’avais créé. 1981, nous entrons à la piscine
de Forbach qui venait d’être reconstruite après son incendie en 1979. 1985, la fédé met en place un
nouveau système concernant les bouteilles de plongée et organise des stages de formation de T.I.V.
(Technicien en Inspection Visuelle) Je ferais un de ces stages et serais
TIV début 1986. 1986, passage du brevet
d’initiateur en Corse, pour l’anecdote, j’avais suivi en 1985 un stage de formation d’Initiateur à Ars sur
Moselle (je crois) et le moniteur nous expliquant qu’il fallait se comporter comme si l’on avait à faire
« à un berger de Beauce qui descend de ses montagnes », je lui avais alors demandé s’il
avait vu beaucoup de montagnes dans les plaines de la Beauce, sa réponse : rappelle moi
ton nom et on verra plus tard, du coup je suis allé le passer en Corse (ou il y effectivement pas
mal de montagnes). (:o)) 1993, je préviens le comité que
j’ai décidé de diminuer mes nombreuses activités au sein du SACF, n’étant que très peu
assisté et que je leur laissais un an pour me trouver un remplaçant, essentiellement pour
les cours pratiques et théoriques, j’acceptais volontiers de continuer à m’occuper du
matériel et de certaines sorties plongées à condition d’être assisté par d’autres pour ces
activités. 1994, alors que je mettais en
pratique les décisions de l’année précédentes, l’atmosphère devint tellement lourde que j’ai
eu nettement l’impression qu’on allait me foutre à la porte, du coup j’ai quitté le club avant
que cela n’arrive, et depuis je suis à nouveau au club de St-A qui s’appelle maintenant Argonaute. Argonaute, en y arrivant j’ai
prié instamment le président de ne jamais me demander quoique ce soit en responsabilité,
enseignement ou autres au sein du club, ce qu’il n’a pas vraiment observé, moi non plus d’ailleurs. 1997, tout en restant à St-A,
j’entre au GRAAL (Groupement de Recherches Arquéologique d’Alsace Lorraine) ou je
resterais jusqu’en 2002, année ou la DRAC nous a un peu envoyé promener et voir ailleurs si on y
était. 2007 la fédé me délivre une carte
de Plongeur Niveau 5 en date de 1992. 2008 la fédé me délivre une carte
d’Initiateur Apnée en date de 1986. Le comité du Subaquatic Club de
l’agglomération de Forbach (SCAF) me fait Président d’Honneur, l’atmosphère s’est
très nettement améliorée à mon égard depuis quelques années. J’ai beaucoup apprécié cet
honneur.
2010, en préparation, brevet
Nitrox, il paraît que c’est tellement mieux et moins fatiguant en plongée pour les
vieux … Ben voilà, pour le Nitrox, c’est
fait, quelle sera la prochaine étape ? La suite, s’il y en a une, sera
pour plus tard. Mis à jour le :29/04/2010 |